Paris éteint le Vélodrome

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  • Publié : 31 mars 2024 à 23:39
  • Dernière modification : 1 avril 2024 à 00:44
En infériorité numérique pendant plus d'une mi-temps, le Paris Saint-Germain s'est adjugé le Classique de la Ligue 1 sur la pelouse de l'Olympique de Marseille (0-2, 27e Journée). Le titre n'est plus très loin.

Tantôt timide, tantôt bousculé, le Paris SG a finalement montré de grandes vertus ce soir pour vaincre l'OM dans son stade Vélodrome. Sous une pluie battante et un mistral assez fort, les hommes de Luis Enrique étaient reconduits dans le même schéma qu'à San Sebastian il y a quasiment un mois, sans avant-centre, avec Ousmane Dembélé en meneur de jeu, et le duo Randal Kolo Muani-Kylian Mbappé partant des ailes.

 

Une première mi-temps...en deux temps !

Le début de match fut très compliqué. Si Danilo Pereira fut à deux doigts d'inscrire un CSC (5e), c'est surtout sur la largeur que le PSG eut énormément de mal à contenir les offensives phocéennes. Aubameyang (14e) et encore plus Veretout (16e, poteau extérieur) auraient d'ailleurs pu ouvrir la marque.

Puis petit à petit, les Rouge et Bleu sont entrés dans leur rencontre ; à l'image d'un Dembélé initialement à côté de ses pompes (mauvais choix, mauvaises transmissions), puis qui a finalement semé la zizanie dans l'arrière-garde locale. Avec en point d'orgue ce slalom de la 29e minute, malheureusement mal conclu.

 

L'arbitre fait des siennes

Le fait du match survint à la 40e minute, quand Lucas Beraldo, à 50m de ses buts, déséquilibra semble-t-il à la loyale un Aubameyang qui s'était orienté le ballon dans le sens de la cage. Mais Benoît Bastien ne l'entendit pas de cette oreille puisqu'il expulsa directement (!) le central brésilien après consultation de la VAR. Même l'ancien attaquant du Barça sembla surpris d'une telle décision...

Luis Enrique profita de la pause pour réorganiser ses troupes en 4-4-1, avec Zaïre-Emery arrière gauche et une ligne Dembélé-Vitinha-Ruiz-Lee (entré à la place de Kolo Muani) derrière le seul Mbappé. Un schéma modulable en phase offensive avec notamment Achraf Hakimi dans la peau du premier contre-attaquant.

 

Paris brillant

Un choix payant de la part du technicien asturien (et pas le dernier, voir ci-dessous) puisque les nôtres ont continué de garder le pied sur le ballon à l'entame du second acte. Paradoxalement (ou logiquement, c'est selon), c'est sur contre-attaque que l'ouverture du score eut lieu. Récupérant le ballon dans le rond central, Vitinha lança l'offensive en s'appuyant sur Dembélé. Très intelligemment, l'ailier tricolore lui remit avant que le Portugais ne trompe parfaitement Pau Lopez (54e, 0-1).

Dans la foulée, l'OM s'est vu refusé l'égalisation par Veretout (58e). En cause, un hors-jeu passif de Luis Henrique (le Marseillais). Mais là encore, force est de constater que celui-ci n'était pas du tout évident, tant l'Auriverde ne semblait pas gêner Gianluigi Donnarumma.

 

Le roseau parisien plie mais ne rompt pas

Parlons-en de Donnarumma ! Car la seconde moitié de cette deuxième période fut le théâtre d'un logique attaque-défense. Et si l'arrière-garde parisienne a été imperméable, que dire du portier italien ? Epoustouflant une nouvelle fois en cet exercice 2023-24, "Gigio" a tout stoppé (77e, 79e, 89e, 90e).

Entre-temps, les remplaçants parisiens ont de nouveau donné raison à Luis Enrique. Respectivement entrés à la place de Dembélé et d'un Mbappé surpris de quitter ses partenaires aussi tôt (64e), Marco Asensio et Gonçalo Ramos ont été à la conclusion d'une transition meurtrière, tuant définitivement les espoirs ennemis (85e, 0-2). L'image de la célébration du Portugais et d'Hakimi n'est pas sans rappeler celle de Julian Draxler un soir d'octobre 2018 et entrera rapidement dans les annales.

On notera enfin le retour à la compétition de Milan Skriniar. Substituant le polyvalent "WZE" (77e), le Slovaque a d'abord failli commettre l'irréparable en relançant dans les pieds adverses, mais s'est finalement mis au diapason de ses partenaires en ne laissant rien passer.

 

Le titre tend les bras aux Rouge et Bleu

Avec ce succès en terre sudiste, le Paris SG conserve ses 12 longueurs d'avance sur le Stade Brestois. À 7 journées de la fin, le dernier Hexagoal de l'histoire ne devrait plus pouvoir échapper à la formation francilienne. Prochain rendez-vous ce mercredi face à Rennes, pour le compte des demi-finales de la Coupe de France.