Tous les feux sont au vert à Paris

  • Publié : 5 avril 2024 à 20:48
  • Dernière modification : 6 avril 2024 à 14:43
Toujours invaincu en 2024, le Paris Saint-Germain peut encore continuer de rêver à un quadruplé inespéré en début de saison. Luis Enrique y est pour beaucoup.

Nous sommes le vendredi 5 avril 2024. Et en cette belle journée de printemps, le Paris SG est encore en lice dans toutes les compétitions dans lesquelles il est engagé. Mieux encore, il s'est d'ores et déjà adjugé le Trophée des Champions en janvier face à Toulouse (2-0) et possède 12 points d'avance sur son dauphin brestois en tête de la Ligue 1, à 7 petites journées de la fin.

Si le PSG reste l'un des clubs les plus puissants financièrement en Europe et que la Ligue des Champions et la Coupe de France sont encore loin d'être acquises, peu de personnes avaient parié sur un tel parcours à la fin de l'été dernier. Lionel Messi, Neymar et Marco Verratti partis, pas de superstar recrutée malgré les gros investissements consentis (Kolo Muani, G.Ramos, Dembélé, Ugarte, etc), et il n'en fallait pas davantage pour que plusieurs observateurs prédisent une saison terne pour le club de la capitale.

 

 

Une équipe sérieuse sur le terrain...

Alors oui, tout n'est pas rose. Déjà sur le rectangle vert, où Luis Enrique nous parle essentiellement de vouloir contrôler le jeu, réfutant (en tout cas officiellement) que son équipe n'excelle jamais aussi bien qu'en contre-attaque, avec ses archers et ses flèches.

Néanmoins, si la lecture des schémas et des compositions de l'ancien entraîneur du FC Barcelone sont toujours comparables à vouloir s'agripper à une ronce ; la gestion de l'effectif, les positions non-figées et les permutations semblent être totalement acceptées par le groupe. On peut notamment penser à Vitinha, qui s'est totalement libéré cette saison et qui performe autant en relayeur qu'en regista devant la défense. Pareil pour Achraf Hakimi, bridé lors de ses deux premières saisons (sans être mauvais non plus), et qui a désormais le même rôle crucial que celui qu'a pu avoir Joao Cancelo dans le Manchester City de Guardiola, à savoir ce latéral droit qui s'intègre dans le milieu en phase offensive, jusqu'à devenir un faux 9 comme mercredi face au Stade Rennais. Même s'il a été un peu en dedans lors de ces dernières sorties, le Marocain voit enfin ses qualités exploitées.

 

... et en-dehors

En-dehors du pré, l'ambiance semble être également au beau fixe, avec des joueurs qui ont adhéré au projet et qui ne mouftent pas. Plus haut dans la hiérarchie, si Antero Henrique vise le poste de Luis Campos (voir article), ce dernier a l'air de travailler en osmose avec Luis Enrique. "Mon opinion est claire et publique : je travaille aux côtés de Campos depuis les premiers jours. Je suis content de ma relation professionnelle et personnelle. J’aimerais bien être avec lui beaucoup d’années dans le club ou dans une situation professionnelle avec lui", a d'ailleurs déclaré l'Asturien plus tôt dans la semaine.

 

Relation de circonstance avec Mbappé

Quant au cas Kylian Mbappé, en dépit des buzz à répétition (ce serait trop long de tous les citer), l'essentiel est quand même sauf avec deux hommes qui ont pactisé une entente cordiale afin de viser dans la même direction : celle du succès. S'il faut reconnaitre que l'ex-Monégasque peut parfois agacer quand il essaie de dribbler toute l'équipe adverse plutôt que de jouer simple, il n'en reste pas moins exceptionnellement efficace avec la bagatelle de 39 buts et 8 passes décisives en...39 matchs toutes compétitions confondues !

Initialement placé sur son côté gauche préférentiel, Mbappé a durant tout l'hiver été repositionné dans l'axe, pour à la fois lui épargner les taches défensives, lui qui y rechigne souvent, mais aussi pallier aux défaillances de Randal Kolo Muani et Gonçalo Ramos.

 

Des recrues en clair-obscur

Recrutés à prix d'or l'été dernier comme écrit ci-dessus, les deux attaquants n'ont pas encore réussi à prendre leurs marques dans la capitale. Point à tout de même relativiser pour le Portugais, longtemps snobé par Luis Enrique, mais très efficient dès qu'on a fait appel à lui, comme en témoignent ses 10 buts (souvent décisifs) en 31 matchs TCC, dont seulement 15 comme titulaire.

Autre relative déception, Milan Skriniar. Recruté gratuitement après la fin de son contrat à l'Inter Milan, le défenseur slovaque souffre régulièrement face à la vitesse des joueurs de notre Championnat. Mais il a également montré qu'il pouvait être au niveau, comme dimanche dernier à Marseille où il s'est mis au diapason de la muraille Rouge et Bleu après avoir failli commettre l'irréparable lors de son entrée.

Plus globalement, et c'est paradoxal de l'écrire juste après avoir évoqué un Skriniar de retour de trois mois de blessure, les craintes liées à l'état physique des recrues ont été chassées. Entre un Slovaque qui revenait d'une absence de près de six mois à cause de son dos, un Lucas Hernandez qui s'était fait les croisés au Mondial 2022, et le binôme Ousmane Dembélé-Marco Asensio abonné de l'infirmerie en Espagne depuis plusieurs saisons ; ces quatre hommes n'ont été que très peu sur le flanc depuis leurs arrivées à Paris.

 

Invaincus en 2024

Quoi qu'il en soit, les voyants sont au vert pour la formation Rouge et Bleu. Preuve en est l'invincibilité de ce début d'année civile, avec un total de 14 victoires et 4 nuls en 18 rencontres disputées. C'est tout simplement un record dans l'histoire du Paris Saint-Germain, qui n'avait plus connu pareil démarrage depuis 1994.

Place maintenant au sprint final.